Les dernières avancées scientifiques
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Une piste thérapeutique pour la rétine
Nous vous en parlions lors de la remise des bourses de l’UNADEV à la recherche, une étude française ouvre la voie de la thérapie pour la lutte contre la dégénérescence rétinienne. L’injection d’une protéine a permis d’améliorer la vision d’animaux présentant une forme d’attente dégénérative héréditaire de la rétine (rétinite pigmentaire).
D’après Ying Yang, chercheur de l’équipe dirigée par Thierry Léveillard (Inserm-Umpc), l’injection de la protéine RdCVF augmente chez les souris le nombre de « cônes », cellules essentielles à la vision de jour. Le plus probant est que les animaux traités ont une vision supérieure aux animaux non traités.
À terme, les chercheurs souhaitent proposer un traitement efficace contre les maladies dégénératives.
La rétinite pigmentaire est une maladie génétique qui s’attaque progressivement aux cellules de l’œil qui convertissent le signal lumineux en signal interprétable par le cerveau.
Source : handicapinfos.com
La première cornée artificielle française
Une équipe de Marseille a réalisé la première greffe de cornée artificielle française sur un patient de 42 ans qui avait reçu une projection d’acide chlorhydrique sur l’œil.
C’est à l’hôpital de la Timone que le Docteur Louis Hoffart a réalisé l’opération, la pose d’une prothèse artificielle, un disque muni d’un hublot transparent de 4,5 mm de diamètre. Dès le lendemain de l’opération, le patient percevait déjà quelques couleurs, mais les premières évaluations sérieuses ne seront possibles que dans trois à six mois.
Le patient dont les yeux ont été brûlés à l’acide chlorhydrique avait déjà subi une chirurgie réparatrice pour rétablir la fonctionnalité de ses paupières, puis une greffe de cellules limbiques (cellules formant en partie l’œil). Mais le diagnostic s’était avéré mauvais : l’œil est devenu opaque.
En forme de disque, le greffon artificiel se compose de deux parties : l’une centrale transparente (« hublot ») et l’autre périphérique est en polymère évoquant une mousse. La prothèse est ensuite colonisée par les cellules du patient, et elle reste définitivement si elle ne se résorbe pas.
On ne peut pas s’attendre à un recouvrement total de la vision. Le champ visuel est restreint du fait de la taille de la prothèse et le gain de vision sera limité à quelques dixièmes, mais il apporte une amélioration fonctionnelle considérable.
L’intervention avait déjà été réalisée aux États-Unis, au Canada et dans trois autres pays européens. Les résultats sont encourageants (75 % de réussite), ce qui devrait permettre à l’hôpital marseillais de se voir attribuer un budget pour réaliser d’autres greffes.
Source : Le quotidien du Médecin



